Petites vadrouilles autour de la Terre


Montréal : Mise en ambiance !

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Montréal, option « sous la neige » et « soleil » ! 

Une semaine déjà ! Je découvre la ville, au rythme des paperasses et des envies. Il a neigé le jour avant mon arrivée, mais depuis, c’est grand soleil ! J’en profite pour prendre l’air aux quatre coins de la ville…

Les premiers jours, je me suis concentrée sur mes paperasses : numéro d’assurée sociale, ouverture du compte en banque, trouver un téléphone, virer mon argent Français… Mais pas s’en m’offrir quelques détours !

Ici, un petit tour sur le vieux port, pour voir le Saint-Laurent : ça ne se voit pas sur la photo, mais j’avais les yeux qui lançaient des étoiles. ^^ Au fond, c’est la tour de l’horloge. Montréal : Mise en ambiance ! dans Canada p1060539-300x225
p1060543-300x225 dans Cartes Postales Petit aperçu de l’hôtel de ville, dans le vieux-Montréal : il m’a fallu du temps pour déterminer ce que c’était, le marché Bonsecours et un paquet d’autre choses ayant une sacrée gueule aussi !
Un tour au parc Mont-Royal pour saluer les écureuils, p1060546-300x225
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Et aperçu de la rue de Bullion, bien typique avec ses escaliers extérieurs. (C’est la rue où se trouve mon gîte.)

Il n’y a plus autant de neige maintenant, mais je suis arrivée juste au bon moment pour patauger dans la poudreuse avec ma valise !


L’ABC de ma journée de voyage.

A comme Arrivée !
B comme mes Bottes qui m’attentaient au gîte.
C comme Canada bien sûr !
D comme Départ à 7h, Décollage à 10h, Décalage horaire, Douane à midi, Détente à 16h !
E comme Emplettes : ça c’est fait, je ne mourrai pas de faim !
F comme Froid, mais pas si terrible non plus…
G comme Google maps et ses itinéraires.
H comme 29 heures dans ma journée.
I comme Immigration, comme une lettre à la poste, mais… (voir S)
J comme Julie qui m’hébergeait et qui a eu une grosse demi-heure de sommeil en moins ce matin.
K comme une valise de 21 kilos
L comme Lit… un désir de plus en plus pressant à 19h à peine.
M comme Montréal.
N comme Neige.
O comme Océan, à chaque fois que j’ai pu regardé par un hublot…
P comme bien Placée dans l’avion ! (Mais sans hublot).
Q comme Queue à la douane…
R comme Réveil rapide ce matin.
S comme Seulement 1 an de PVT. (normal pour un PVT 2014, mais on pouvait rêver…)
T comme à peine quelques Turbulences.
U comme Ultra minuté : pas une seule minute d’attente superflue (ou en tout casévitable).
V comme Vide: l’aéroport de Montréal, le gîte, il n’y a qu’en Ville que j’ai vu du monde !
W comme What !? J’ai, pour le moment, plus entendu parlé anglais que français, ici…
X comme HelpX dans un gite, et…
Y comme Y’a personne : juste une cliente, et un autre helpXeur qui part demain. les proprio ne viendront pas me voir avant quelques jours.
Z comme …

Dodo !


Canada, bientôt le départ !

Canada, bientôt le départ !  dans Avant le départ tumblr_n1z3ifOaJx1tulp3qo1_500

Souvenez-vous… 

En 2013, je voulais aller voir les aurores boréales et les caribous dans le grand nord… J’ai attendu, attendu, les quotas du PVT 2014 ont ouvert avec plusieurs mois de retard, et… je me suis retrouvée sur liste d’attente. Un peu déçue,  je m’étais rabattue sur l’Australie et la Nouvelle Zélande, où j’ai roulé ma bosse pendant un an avec bonheur

Le 4 décembre 2014, depuis Berri où je cueillais des pêches, j’ai ouvert ma boite mail. J’y ai trouvé un message qui m’a fait crevé le plafond du backpacker’s : Les services de l‘immigration canadienne m’invitaient à leur fournir les documents nécessaires, j’avais la possibilité de constituer mon dossier pour un PVT au Canada ! Le 28 mars 2014, j’ai obtenu ma lettre d’introduction.

Aujourd’hui, c’est officiel : je m’envolerais pour Montréal le 19 janvier 2016. Je pense y rester pour la fin de l’hiver, puis traverser le Canada pour me rendre au Yukon, à Dawson City. 

 

 Quoi, vous ne voyez mon beau caribou ?!

 

 


10 mois de vadrouilles… petit retour, des news, ect !

Bientôt dix mois de vadrouilles…

 

Du point de vue du blog, le nombre d’articles publiés n’est pas à la hauteur de ce que je m’étais promis.  J’invoquerai (dans l’ordre) les excuses suivantes : connexions internet défaillantes, ou inexistantes, diversions récurrentes d’autres voyageurs tentant de communiquer, surcharge de mon emploi du temps (incluant de nécessaires activités coocooning, cuisine et sieste) , panne de batterie d’ordinateur portable, crises de flegmingite aigüe ou rédaction de mon journal de bord personnel, mais aussi hésitations sur quoi écrire.

Faut-il raconter ce que je fais ? C’est, la plupart du temps, l’option la plus facile. Photo à l’appui, quelques mots (et souvent plus) du lieu, de mes activités… peut-être même que là était mon but en créant ce blog ? Pourtant, au fil du voyage, j’ai eu l’impression de décrire en long, en large et en travers le « doigt qui montre la lune » plutôt que la lune elle-même.

Alors, décrire ce que je vis : mais là, un double écueil m’attend.

Premier écueil, et les gens qui me connaissent ne s’en étonneront pas, ma grande pudeur. Quoi ? Raconter, comme ça sur internet,  l’impression de plénitude qui me prend le matin, quand sac au dos je quitte mon auberge pour je-ne-sais-pas-exactement-où-on-verra-bien-en-cours-de-route ? Décrire les dents qui se serrent quand la tente est humide, quand j’attends une heure et demi, sous la pluie ou au milieu de nulle part qu’une voiture s’arrête devant mon pouce tendu ? Les coups de blues dans les campings ou les backpackers fantômes, où personne ne semble être intéressé par une causette sympathique -et là, les souvenirs d’autres auberges, d’autres copains reviennent, car les coups de blues ne me ramènent pas toujours en France- ? La conscience, récurrente sinon omniprésente de vivre quelque chose de fantastique (y compris dans les mauvais moments) ?

Deuxième écueil,  et il s’agit de quelque chose de plus nouveau pour moi, comment raconter ça ? Comment raconter l’arrivée le soir dans le backpacker (ou une fois la tente montée), la sieste tant attendue, mais d’une minute trente seulement, car même la fatigue s’incline devant l’envie de voir ce qu’il y a autour ? Bien sûr, je peux vous décrire ce que j’ai vu. Mais pour vous décrire comment je l’ai vu, il faudrait reproduire ici toutes les discussions que j’ai eu avec les autres voyageurs, les pages des différents guides ou brochures des offices du tourisme que j’ai lus, puis raconter pas après pas mes découvertes, mes déceptions parfois, mes enthousiasmes . Car la manière dont on vit les choses qu’on visite dépend aussi de ce qu’on en a entendu, et des surprises qui nous sont encore réservées… Ainsi que de ce que le voyage nous as déjà apporté.

 

Petits retours plus intérieurs sur mon voyage…

J’ai toujours aimé le voyage autant que le séjour, une fois arrivé à destination : un long trajet ne m’apparaît pas comme une perte de temps. D’autres voyageurs que j’ai rencontrés ne profitent que des séjours :  j’avais déjà, en partant, ceci, que je considère comme un avantage (surtout en Australie!).

Mon anglais défaillant, allié à ma timidité, par contre, me causaient des sueurs froides avant le départ.

 

Je suis arrivée à Sydney, avec chambre réservée, plan de la ville, et un HelpX décidé. L’appréhension du départ, les usages prudents, tout m’avait poussé à planifier -au moins les premières semaines. Mais immédiatement, la réalité du voyage a pris le dessus, pour ne plus me quitter : les plans, c’est fait pour être changés. Mes hôtes HelpX ont annulé, j’ai trouvé une autre adresse, je suis partie dans la direction opposée à celle que j’avais prévue.

Je décrirais le début de mon voyage en Australie comme une succession de boulimies de voyage, coupées par des séjours plus où moins forcés.

J’ai notamment vécu mes trois semaines à Brisbane comme une période d’indécision un peu stressante, à hésiter entre trouver un boulot à Brisbane (difficile), trouver un autre HelpX (chose qui c’est révélé peu aisée également), et repartir en mode voyage (tentant mais politicofinancièrement incorrect, et troublant : dans quelle direction partir si je n’ai pas de but précis ?)

Heureusement, cette indécision ne m’a pas empêchée de découvrir la ville : mais j’aurais certainement plus profité à ce stade si j’avais eu des envies ou des projets plus fermes.

Le voyage en bus jusqu’à Cunnamulla a été une étape marquante pour moi. Après Brisbane et Kyogle, Great Keppel Island avait été une étape plus solitaire, et je partais pour un lieu que je voyais comme encore plus solitaire : Gamaren Station. Dans le bus qui m’y emmenait,  j’ai eu un gros coup de blues mêlé d’angoisse, la peur de ce qui m’attendais, l’impression de partir pour nulle part. Il m’a fallut une bonne demi-heure ce jour-là pour dissiper ce mal-être, mais il ne s’est plus jamais manifesté par la suite ! J’avais tout simplement décidé qu’au bout du chemin, je trouverais une maison qui était déjà la mienne pour un moment, plutôt que de me dire qu’au bout du chemin j’allais arriver « chez des gens » ou « quelque part ». ça ne paraît rien : pourtant je considère ça comme le premier des changements de points de vue qu’à engendré mon voyage, et je ne suis pas sûre que sans cette étape j’aurais osé -ni apprécié- de partir en stop, avec ma tente comme seule garantie de logement pour le soir, comme je le fais à présent.

Cunnamulla a été un stop des plus forcés : j’ai aimé découvrir l’Outback, mais je serais bien partie plus tôt, si ce n’avait pas été de l’engagement (certes informel) que j’avais pris auprès de Jim et Trish.

C’est aussi à ce moment-là que j’ai ressenti le besoin de ralentir un peu. En partant de Cunnamulla, mon étape à Mount Isa -un simple stop sur la route- a été une bouffée d’oxygène, et une révélation : je ne cherchais plus à voyager frénétiquement, juste à profiter un peu plus.

Je pense qu’une des raisons pour lesquelles j’ai tant apprécié Darwin a été l’équilibre que j’y ais trouvé : profiter sans tomber dans le frénétique, et se laisser porter par les occasions, beaucoup plus. Il faut dire que les choses s’y sont bien goupillées ! Mais pas seulement : le bon goupillement des choses, j’y ait aussi participé activement, plus activement qu’auparavant.

Mes deux mois à Adélaïde ont été une rechute terrible dans une routine pas top. Il était temps pour moi de travailler un peu, mais j’ai été plusieurs semaines à chercher avant de trouver mon job à la foire. La pire chose qu’il me soit arrivé en Australie est venue juste après : la proposition sympathique de Peter (le gérant du backpackers) de faire les chambres contre le logement gratuit.

C’était bien, ça limitait mes frais : mais cela m’a surtout poussée à rester engluée trèèèès longtemps à Adélaïde. Attention : Adélaïde est une jolie ville, j’en ai profité : mais il était temps pour moi de bouger, je le savais, mais je ne l’ai pas fait. Les encouragements de deux françaises qui étaient passées par cette étape « piège à mouche » aussi, et l’occasion de partir avec une copine de chambre m’ont été bien nécessaires pour décoller !

A Berri, dix sur dix. Des gros doutes, oui, des interrogations, des hésitations… un bon coup de fatigue en novembre, une crise de larme au téléphone, mais rien que du bon : une bonne discussion à cœur ouvert avec les copains-copines qui ont, encore une fois, eu aussi ce « coup de blues des -environ- 6 mois », la prise de conscience qu’un an de voyage à la fois serait suffisant pour moi, tout ça fait partie des étapes du voyage !

Les papotes autours du voyage, les projets, les envies et/ou les expériences de chacun, m’ont aussi beaucoup apporté.

La Tasmanie, c’est le prélude de la Nouvelle-Zélande, mais en accéléré : avec seulement dix jours pour visiter l’île, j’ai eu une piqûre de rappel contre la tentation du voyage frénétique. Je n’ai toutefois pas de regrets, puisque j’étais poussée par des dates fermes. La découverte du voyage 100% en autostop, de ses plaisirs et de ses maigres – à mon goût- inconvénients, le rappel que le mauvais temps existe, aussi, après 8 mois sous le soleil Australien, c’est comme ça que je m’en rappellerai. C’est aussi la prise de conscience de mon anglais maintenant à peu près courant, quoique très marqué par l’accent français ! Je discute sans problème d’un peu tout avec mes conducteurs, pour peu qu’ils n’aient pas eux-même un accent Aussie trop marqué !

 

En Nouvelle-Zélande… (mais j’y reviendrai plus en détail ! )

 

Je terminerai par mes récentes pérégrinations en Nouvelles-zélande, dont je n’ai pas encore parlé ici :

Le stop m’impose de lui-même son rythme : ne sachant pas combien de temps il me faudra pour rallier ma destination suivante -ni même si je l’atteindrai-, je prévois toujours un jours complet pour le voyage ; ce qui signifie un jour d’arrêt minimum à chaque étape pour découvrir la région. Dans les faits, je pourrais planifier plus : mais il est courant que je ne décide qu’à 9h du matin si je passe une autre nuit sur place ou si je reprends la route ce jour même – ainsi, dans ce dernier cas, que la direction de mon déplacement ! -

J’aurais l’impression d’avoir trouver mon rythme si je n’étais pas franchement fatiguée… mais à porter mon (lourd) barda tous les deux jours sur plusieurs km en attendant de trouver des bons spots pour l’auto-stop, j’ai tendance à vouloir m’alléger. Et le « sac de bouffe » est une des choses dont le poids varie le plus… ajoutons à cela que la vie est chère en Nouvelle Zélande, vous obtiendrez une Guillemette qui néglige un peu trop son alimentation. Les nuits humides en camping n’arrangent rien quand elles viennent, et il m’a été très difficile de m’arrêter quand, de partout, il y a de toute manière assez à voir et à faire pour occuper pendant des semaines une cohorte de super-actifs !

Après avoir atterri à Christchurch, j’ai passé quelques jours sur la péninsule de Banks, puis suis descendue à Timaru (et ses pingouins). De là, j’ai été voir le lac Tekapo (magnifique) et le mont Cook (éminemment humide), puis suis revenue sur la côte à Oamaru (J’ai adoré ! ). Après un court séjour à Dunedin (très sympa aussi), puis quelques nuits de camping sur la péninsule d’Otago (et ses phoques à fourrure ! ) j’ai passé quelques jours dans les Catlins, sur la côte sud-est (mention spéciale au lost gipsy!). De là, j’ai zappé Invercargill et Stewart Island (où j’avais prévu d’aller observer des KiwiS, mais dont le ferry pratique des prix exorbitants) et je suis remonté directement à Queenstown (magnifique !).

 

En plus de la fatigue, l’envie de rentrer se fait plus forte, et je ne regrette pas de ne pas être restée plus longtemps à Berri. Mais les (petits) coups de blues, quand ils viennent, viennent surtout le soir : il y a trop à faire en journée, et j’apprécie trop chaque minute de ma découverte de la Nouvelle-Zélande pour songer à rentrer plus tôt en France…

 


La Tasmanie… En stop et en vitesse !

49°C.… c’est vraiment trop. J’ai quitté Berri le 4 janvier, objectif : la Tasmanie, en passant par Melbourne.
De Berri, j’ai rallié en stop Mildura d’où mon bus partait en quelques heures : ensuite, une nuit dans un backpackers, un petit vol au-dessus des nuages, et Hobart !

Hobart :

La Tasmanie... En stop et en vitesse ! dans Australie p1040610

J’ai été presque 4 jours complets à Hobart, et pourtant, je n’ai pas grand-chose à en dire… j’ai eu l’impression d’une petite ville plutôt vivante, j’ai bien apprécié le quartier de Salamanca, je peux ajouter que les gens sont bien sympathiques, mais qu’ils ont un accent très marqué, à part ça…
Il paraît que la vue depuis le mont Wellington est superbe : le sommet étant toujours resté caché dans le brouillard, je ne l’ai pas escaladé.

La péninsule de Tasman.

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Je ne suis pas allée jusqu’à Port Arthur, et tous les Tasmaniens m’ont dit que je n’avais pas loupé grand-chose.. Je me suis arrêtée une nuit à Fortescue Bay, dans le Tasman national park. Camping au bord de l’eau, cacatoès noirs à queue jaune, et autres perroquets dans les branches, wallabys au petit matin, et… brouillard. J’ai quand même fait les quelques heures de marche jusqu’à Cap Hauy, où les falaises sont impressionnantes, mais la vue réputée splendide restait limitée…

Mt Field national Park

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Après l’est, le nord. Je repasse par Hobart, prends le temps d’y manger, et repars sous la pluie.
Quelques habitants de Hobart m’ont livré les secrets des platypus (ornithorynques). Ils sont nocturnes, très timides, mais j’aurais une chance d’en voir au Mt field National Park, au nord de New Norlfolk.
Le camping est agréable, les Falls (chutes d’eau) bien jolies avec leurs vers luisants qui pullulent la nuit, mais pas de platypus en vue !
Le lendemain, je n’aurais pas plus de chance après une grosse balade jusqu’au sommet du Mt field east (et plus loin! ), mais j’aurais entendu le chant du Currawong, vu des potoros et des paddemelons,.. et découvert que les noodles (nouilles chinoises instantanées) peuvent, en cas d’urgence, aussi se déguster à l’eau froide !

 

Stahan

Après deux nuit en basse montagne, je prends la route de l’ouest : celle qui traverse les plus hautes montagnes de Tasmanie, jusqu’à rejoindre la côte de l’autre coté.
Le panorama, en route, est superbe ! Presque à m’en faire regretté de ne pas y crapahuter, malgré jambes encore raide de la balade de la veille !
Queenstown
Je m’arrête un moment à Queenstown, la ville minière : une (toute) petite ville bien sympa, pleine de couleurs, surplombée par des paysages magnifiques… Et un paysage lunaire dans les environs immédiats. En effet, pour pourvoir aux besoins des mines, les montagnes autours de Queenstown avaient été complètement rasés, et la végétation peine à repousser sur ce terrain maintenant raviné.
Mais je veux voir la côte ouest : je pousse donc jusqu’à Strahan, dont l’intérêt principale sera pour moi sa boutique de bois sculpté (à rendre jaloux les artisans du Queyras !).
A Strahan, petite surprise sympa : Alex, une copine de Berri est là pour la nuit aussi.

Le « grand tiers ouest »

La côte ouest de la Tasmanie est son coté le plus sauvage. Vraiment sauvage : des parcs nationaux immenses, et le long de la cote, une seule route, non goudronnée. En stop, c’est pas top : trop peu de monde s’y aventure. Je suis donc la route de Burnie, plus fréquentée (avec quelques détours programmés par mon chauffeur, une touriste Anglaise), au milieu de forêts et de gorges superbes.

la nut de Stanley Un wallaby sur fonds de baie au couché du soleil... :D

Mon point de chute est Stanley, au bout d’une petite péninsule sur la côte nord.
J’arrive d’assez bonne heure pour en escalader la « nut » (la noix) avant le crépuscule, un plateau volcanique tout au bout de la péninsule et qui surplombe la ville. Là encore, wallaby à gogo…

La côte nord et Launceston

Un petit déjeuné, un petit tour sur la plage… Il est déjà temps de repartir !
La côte nord de la Tasmanie est plus peuplée que l’est : la route principale est une vraie autoroute. Il n’empêche que les baies sont superbes, qu’il fait beau, que la galerie d’artisanat -avec ses sculptures de papier machés- est très chouette… Et tout ça avec les commentaires des Tasmaniens qui me prennent en stop, c’est encore mieux !
Au nord de la Tasmanie, on cultive surtout deux choses : les patates, et les pavots. Manque de pot, je suis arrivée à peine trop tard pour voir les champs en fleurs !
Les pavots sont cultivés pour l’industrie pharmaceutique : le monde entier doit sa morphine à la Tasmanie, qui est un des principaux exportateurs légal de pavot.
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A Launceston, je découvre -en plein centre ville- les gorges formés par la petite rivière : la piscine municipale es donc perdue au milieu de la forêt, juste à coté d’un lac de barrage que survole un téléphérique. Pour y venir, il ne faut qu’entre cinq et quinze minutes, suivant si vous choisissez le chemin par-dessus la colline ou celui qui longe la rivière depuis son embouchure !

La côte est… ou pas.

A partir de Launceston, le soleil, qui m’avait tenu compagnie depuis le Mt field, m’abandonne. J’avais prévu de redéscendre la cote est en deux jours : mais après une journée très humide sur la route entre Launceston et st Helens, et une nuit folklorique dans le salon d’un backapckers -j’étais censé dormir sous tente, dans le jardin-, la pluie me convainc d’abandonner mes espoirs de campings à la Bay of Fire, à Vineglass Bay ou ailleurs. Je ne verrais même pas ces paysages depuis la route : le brouillard à couper au couteau m’empêche d’apprécier le voyage.

Après une bonne nuit de récupération, je passe ma dernière journée dans les rues de Hobart : mon avion ne décolle que le soir, mais déjà, j’ai la tête qui prends des allures de balle de Tennis…


Berri

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Berri backpacker ! 

Même après dix jours de Royal Show parfumés à la barbapapa, mon porte-monnaie n’était toujours pas assez gaillard pour repartir en vadrouille tout de suite. Alors, après quelques hésitations dues à la mauvaise réputation des working hostel, et environ un mois de « travail contre logement » dans mon petit backacker’s d’Adélaïde, j’ai repris mon chemin, la cueillette des fruits à noyau en point de mire (stonefruits picking en anglais. ).

Au nord-est d’Adélaïde se trouve la région des Riverland.
En hiver, c’est à dire de mars/avril à octobre, c’est le pays des oranges et des citrons : en été, ils y font pousser des pêches.
Je suis arrivée à Berri au plus mauvais moment : un peu en avance pour la saison des stonefruits qui a commencé tard cette année, et très tard pour les oranges, malgré une saison longue qui dure encore.

Amber (ma covoitureuse) et moi avions choisi  Berri un peu par hasard : après avoir appelé les gérants des trois-quatre backpackers des environs, nous avions choisi celui qui nous paraissait le plus sympa.
Et on est bien tombées ! Surtout en ayant aperçu, depuis la voiture, les cubes de béton que sont les backpackers de Loxton et de Renmark (les villes voisines).
Ici, les options sont variées : La main house (maison principale) et ses immenses chambres, les summer house à l’ambiance très coloc’ (8 et 10 personnes), la yourte, le tipi en mode camping, la cabane dans l’arbre, les caravanes…
Le tout agrémenté d’une piscine, d’un sauna, terrain de beach volley, de foot, de tennis, mini-salle de gym, espaces verts, hamacs et jardin japonais, bref : une colonie de vacance n’aurait aucun problème à s’adapter, ici !
le backpacker vu du ciel

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L’orange picking :
Côté travail, les oranges recrutent facilement. Deux jours et une discussion avec Andy -le gérant- après notre arrivée, j’étais attendu à six heures trente à Renmark, avec cinq autres , pour cueillir des oranges.
Première constatation : les orangers, c’est touffu. De l’extérieur, c’est vert, mais à l’intérieur, c’est un fouillis  de petites branches mortes qui égratignent les bras malgré les gants et les manches longues !
Note pour les jours suivant : ajouter des vieilles chaussettes en guise de mitaines.
Deuxième constatation : l’échelle n’est pas légère, et pas facile à manier. Note pour les jours suivants : ne jamais s’y installer en déséquilibre, l’amas de petite branches sur lequel l’échelle est appuyée risquant toujours de s’affaisser un peu plus…  au mauvais moment.
Troisième constatation : Les bin d’un demi mètre cube environ ne se remplissent pas vite, et à 28$ TTC la bin, les journées ne sont pas très rémunératrices.

Le soleil commence à se lever vraiment, et avant qu’il ne fasse trop chaud viennent les bons côtés :
L’odeur, d’abord. Pur sucre. Les fleurs d’oranger plus les oranges, c’est magique : malgré une fin de rhume, j’ai l’impression de retrouver mes lollypops,  parfumés à l’orange cette fois.
La facilité de la cueillette ensuite : on pose l’échelle quelque part, et on a une bonne quinzaine d’oranges, quand ce n’est pas plus, à portée de main. Bien sur, elle rechignent un peu à être cueillies, il faut les « twister », et puis elles sont lourdes : mais au début tout va bien.

Après midi, la chaleur commence à gêner. On ralentit un peu : les sacs (ressemblant à un tablier, avec une grande poche qui s’ouvrent aussi par le bas pour évacuer les oranges dans la bin) sont lourds, le soleil tape… on s’arrête le temps de remettre une couche de crème solaire. On est payés à la bin : on prend autant de pause qu’on en souhaite.
Le soir, les poignets sont douloureux. Le dos est douloureux. Les mollets ont gagnés quelques bleus dans leurs rencontres avec l’échelle, et on évacue dans la douche l’équivalent de trois kilos de poussières.
Le premier jour, Amber, Lola et moi avons rempli (à nous trois) 4 bins en 6 heures.
A partir du second jour, j’ai fait 4 bins par jour… Pendant trois jours. L’efficacité à ses limites, et l’effet « twist » m’a donné une bonne tendinite du pouce au poignet !

Ps :  Mon appareil photo n’aimait pas l’orange picking, et mon téléphone qui faisait office de remplaçant a brutalement succombé dans le confort d’une poche d’un pantalon sur lequel j’ai marché… Pas de photos !

Les petits jobs.

L’orange picking étant risqué tant que mon poignet n’était pas remis, j’ai saisi quelque-unes des opportunités qu’Andy épingle régulièrement sur la porte de la cuisine : une journée de conditionnement (packing) où j’ai traité successivement des oranges, des citrons, des asperges, des poires séchées, des carottes et des poivrons, puis deux jours en plein cagnard, à arracher des poteaux de vignes : enrouler la chaîne autour du poteau, se reculer (certains poteaux ont jailli dans les airs à une hauteur surprenante) pendant que Bob l’arrache avec le tracteur, dénouer la chaîne, et recommencer… puis ramasser les poteaux.

 

Le Stonefruits picking

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La saison commençait… Après une nouvelle visite-présentation à l’entrepôt Lowana, Dino me passe un coup de fil : je commence demain.
Comparées  à l’orange, les pêches, c’est -un peu- moins physique, mais plus cérébral.  Certes, les sacs sont plus petits, et donc moins lourds une fois pleins, et les échelles un peu moins grandes : mais le troisième pied de l’échelle (puisqu’on n’appuie pas l’échelle sur l’arbre, mais qu’elle s’ouvre comme un escabeau) s’apprivoise doucement, et il ne s’agit pas de piquer tout ce qui nous passer sous la main.
La journée est rythmée par les consignes de Peter, notre manager : « No greener ! No small ! No behind fruits ! » : Les fruits doivent être rouges (ou dorés),  ronds, gros. Mais un fruit rond et gros peux se permettre d’être un peu moins rouge, un fruit petit rouge et rond est bon à prendre, et les consignes changent de jour en jour quand ce n’est pas d’heure en heure !
Toute une science à acquérir, pour chaque variété de fruit : celle de choisir les bons fruits, et celle d’interpréter les paroles de Peter, d’origine grecque et baragouinant un anglais plus que moyen.
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L’ambiance est sympa : cinq allemands, trois français, une suédoise, deux Taïwanais et un japonais, et une poignée d’indiens, ça fait bon ménage. Si au backpackers les italiens parlent allemand, les allemands parlent français et les français causent  en italien, au boulot, tout le monde apprend un peu de grec, de japonais et de mandarin !
On commence généralement à 6h30. La durée de la journée varie en fonction des parcelles prêtes : jamais plus de 9h30, mais on a parfois de petites journées avec seulement 3/4h de boulot et des jours de repos. Quand il n’y a rien de prêt chez Dino, on va parfois cueillir chez son frère Mark.
La première partie de la saison se termine maintenant, et d’ici mi-janvier, il n’y aura plus guère de picking : que du thinnig – éclaircir les fruits avant qu’ils ne murissent, pour que ceux qui restent grossissent plus-, payé à l’arbre. Les indiens avec plusieurs années d’expérience font une trentaine d’arbres dans la journée (8h environ), pour les autres, ça tourne entre 10 et 15 : à 5 dollars l’arbre, ça ne fait pas bien lourd payé, et j’ai décidé d’arrêter : il y a de nombreuses places disponibles pour de petits jobs d’un ou deux jours en ce moment, et pour une grosse semaine seulement, je pense que ce sera mieux que le thinning.


Adélaïde

D’Adélaïde à Berri : l’Australie du sud.

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Adélaïde

Des rues à angles droits, une ville carrée entourée de jardins, bienvenue à Adélaïde.
Un vent frais, quelques nuages, bienvenue en hivers : fin Août, la différence de température entre Darwin et Adélaïde est très sensible, à la descente de l’avion !
En arrivant des Territoires du nord, Adélaïde fait figure de métropole : après quelques temps à parcourir ses rues et ses banlieues, j’ai revu l’échelle à la baisse. Adélaïde n’est qu’une petite ville, mais quelle petite ville !p1030711 dans Cartes Postales
Ce que j’ai aimé à Adélaïde :

En bonne Française, je classerais le marché couvert (et Chinatown, juste à coté) en première position. Des fruits et des légumes pas cher, des étales de fromages à faire défaillir un français en manque, du vrai bon pain (mon dealer de viennoiserie, lui, était en centre ville), un chouïa de charcuterie – luxe incroyable en Australie-, du vin, pour un peu on se croirait en France ! Pour un peu : car nos spécialités ne sont pas les seules à être bien représentées et, à Adélaïde, un restaurant n’est pas « Chinois » mais « du Sichuan » (ou d’ailleurs) ! p1030910 dans HelpX, boulots, et autres !

Je n’aurais jamais manger aussi souvent asiatique qu’à Adélaïde : les take-away pullulent, et, ma foi, ne sont pas à dédaigner ! Pour 6 à 10 dollars, l’assiette est bien remplie ; mais la cuisine est grasse, et j’ai fini par m’en lasser. Par contre, trouver un bon hamburger en dehors des fast food (mac do et Hungry Jack), est un défi, et le payer en est un autre ! Les « pies » ne pullulent pas autant qu’à Brisbane non plus.

Les musées d’Adélaïde m’ont beaucoup plu. La galerie d’art aborigène, le musée d’état de l’Australie du sud, tout est deux à trois fois plus grands qu’ailleurs : il faut noter qu’à Darwin, le musée d’état se limitait à deux ou trois salles. Mention spéciale pour la salle de science naturelle (secteur europe), et pour le fou rire qu’on a pris, une amie française et moi, en voyant le point rouge indiquant la présence de loups à Paris et celle des chamois à Marseille.

la rivière La petite rivière Torrens, qui marque la frontière entre Adélaïde CBD (centre-ville) et North-Adélaïde a joliment conservé un petit coté sauvage, même si en centre ville elle est aménagée en un long lac d’agrément. Sur ses bords, les perruches (comme les cacatoès blancs) pullulent, et parfois on croise des magnifiques perroquets. Les canards et les cygnes noirs peuvent être des mendiants encore encore plus agressifs que les mouettes !

Les Adélaïde Hills, les collines juste au nord-est d’Adélaïde sont bien sympa aussi pour quelques balades : Il paraît qu’on peux y trouver les dernier ornithorynques du South Australia, mais moi je n’en ai toujours pas aperçut !
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Enfin, la ville est très agréable à vivre : L’événement vedette est le « fringe », un festival assez décalé qui a lieu en janvier/février, mais les mini-festivals se bousculent toute l’année : ayant travaillé au Royal Show, je n’ai pas pu profiter d’Ozasia, ni du week-end printanier de Glenelg -la « ville à la plage » d’Adélaïde-, mais j’ai apprécié les projections de films à ciel ouvert, les multiples bars offrant de la musique live, les « vélov’ » gratuits, …

Ce que je n’aime pas à Adélaïde…

Comme dans toutes les villes australiennes, les feux piétons sont sonores. Il font tut toutes les dix secondes quand le feu est au rouge, et tatatatata quand il est au vert. Y compris la nuit : et la fenêtre de ma chambre donnait sur un croisement.
Par contre, il faut avouer que les quelques feux piétons synchronisés pour permettre la traversée du croisement en diagonale, c’est agréable !

A Adélaïde, les gens se couchent tôt : après huit heures, inutile de chercher un take-away ouvert. Le Coles, ( Carrefour local) lui, donne dans l’originalité : il est ouvert de minuit à 20h, non stop.

Le Zoo d’adélaïde est quelque peu… décevant. Pour la pub «  animal friendly » qu’ils en font et pour 40 dollar tout au moins. Les loutres, perroquets, les suricates et les pandas (géants et roux) sont photogéniques, mais un peu serrés dans leurs boites à sardines !


Adelaide Royal Show

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Les parcs nationaux du Top End

Les parcs nationaux du Top End dans Australie kakadu10

Le parc national du Kakadu 

 

Le parc national Kakadu, ça se fait soit en bus-4×4 touristique, en 1, 2, ou 3 jours, avec chef d’orchestre pour harmoniser le clic des appareils photos, soit en 4×4 tout court.

Moi, je fais pas comme tous le monde, je suis partie en berline ! Les auberges de la villes regorgent souvent de petites annonces de colocation de voiture, mais c’est sur « le bon coin » local que j’ai trouvé mes trois allemands et leur voiture.

Robert, Véronica, Janine et moi sommes partis un vendredi midi, après quelques courses comprenant entre autres des oignons et du lait en poudre.

On ne s’arrêtera dans les wetlands qu’un court moment : par définition, ne sont pas endroits très adaptés pour la randonnée… Du ponton de Mamukala, on voit quelques oiseaux, des nénuphares : joli. On grimpe à un petit look-out, on paye les droits d’entrée du parc à Bowali. (ne croyez pas qu’il s’agit d’un village : juste un centre d’information avec un camping ! ) img_1810 dans Cartes Postales

Pour le premier soir, on s’enfonce loin dans le parc : jusqu’à la frontière avec la terre d’arhem, terre des aborigènes. Et on découvre le coucher de soleil à Ubirr.

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Il y a beau avoir des hordes de touristes, le moment reste magique ! Même les rocky wallabies sont d’accord.

Après une nuit dans un camping -où je m’aperçoit que ma tente fraîchement achetée ne fait qu’1m80 dans sa plus grande longueur -, la lumière est meilleure pour admirer les peintures rupestres : un ranger balade gracieusement nos pieds et nos regards là où il le faut.

croco10 Le Top End, c’est le pays des crocodiles. Ils se déclinent à toutes les sauces : du mini-parc aquatique à la terrine, en passant par les croisières et les histoires de touristes croqués au petit déjeuner.On s’arrête donc là où une route secondaire croise l’East Alligator River, et les appareils photos crépitent.
Ne pas confondre les salties (crocodiles d’estuaire) et les freshies (crocodiles de rivière). les deux se baladent allègrement d’eau douce en eau salée, mais les freshies semblent plus regardant quand à la qualité de leur alimentation : ils ne croquent pas (ou pas si souvent que les autres) de touristes.
Les freshies sont plus petits que les salties, et n’ont définitivement pas la même allure.

Un chemin longe la rivière, serpente entre deux billabongs puis rejoints un coin plus sec, plus rocheux. On grimpe un peu, on explore : quelques peintures rupestres témoignent qu’on n’est pas les premiers à passer là ! La boucle nous ramène à la rivière… qui a changée de direction, la faute à la lointaine marée.Les crocodiles nagent dans le courant, parfois très près de la plateforme, les pattes écartées et les mâchoires grandes ouvertes pour cueillir les barramundis !

 

Le lendemain, cap sur Nourlangie.
Appelé Bunrrunggui [Bourongoïe] -partie basse- et Anbangbang -partie haute- par les aborigènes Warramal -clan aujourd’hui disparut-, Nourlangie est un site réputé pour ses peintures rupestres.
Serpent arc-en-ciel dévorant le village d’un enfant trop bruyant, manière de préparer les Yam, délinquants transformés en gimgembre sauvage… D’une peinture à l’autre, nous suivons les pas d’un ranger passionnant !
Nous découvrons Anbangbang shelter, un abris rocheux où certain outils découverts sont datés d’environ 50 000 ans… et dont les aborigènes d’aujourd’hui peuvent encore expliquer l’usage -même obsolète- et le mode de fabrication !

 

 

Les jours suivants seront plus humides : petit déjeuné magique sur un ponton à Yellow Water ou ballade autours d’un billabong, lunch au milieu d’une rivière à crocodile -à sec-, il est temps de passer au Liechfield.

Pour notre départ, journée safari surprise : nous croiserons sur la route un sanglier, des ânes et des chevaux, un serpent, des termitières, une belle araignée, un petit kangourou… au-quels il faut ajouter les oiseauxdu matin (balck cacatoes, jesus birds et aigrettes dans les trous d’eau…) !

Le Parc national du Liechfield

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 Le  Liechfield, c’est le terrain de jeux des Darwiniens.

Cascades, terrasses rocheuses ensoleillées ou trous d’eau ombragées, il y en a pour tous les goûts ! Contrairement au Kakadu, le Liechfield n’abrite aucun crocodile. (plus précisément, les bestioles autochtones sont déplacées par les rangers.)

C’est beau : la végétation est plus luxuriante qu’au Kakadu, les arc-en-ciel sont partout sous les cascades. Mais c’est surtout.. rafraîchissant !

Mention spéciale pour les camping de Walker creek… Des emplacements égrenés de loin en loin le long du creek, (sans sanitaires, mais la rivière est là pour un brin de toilette bien nécessaire) avec foyer pour les feux de camp et table, piscine naturelle privative -avec cascade, tobogan et jaccuzzi! -, et… la tranquillité. Le seul « camping » ou on sera resté deux nuits ! p1030210

Coté cuisine ?
Les oignons sont de tous les plats (sans parvenir à finir le filet malgré tous), et le lait en poudre est l’ingrédient miracle qui sauve tout, depuis le riz sauce citron au couscous en purée ! Et les oiseaux du Top End sont de fin gourmets : pour atteindre une pomme, rien ne les arrête, ni sac en tissus, ni bol en caoutchouc !

Corroborre billabong.

 

L’aventure se terminait : Robert, Janine, Véronica et moi étions prêts à rendre les clefs de la voiture, mais.. jour férié oblige, l’agence était fermé. Sur le même parking, se cognant le nez à la même porte, un présentateur/photographe animalier allemand qui devait, lui, prendre une voiture.

Discussion, explication : mes 3 camarades s’envolent chacun à un bout de l’Australie le lendemain où à peine plus tard, Andréas -le photographe- part pour quelques jours de photos sur la Mary river et ses billabongs. Et il me propose, tout naturellement, de venir avec lui.

5 jours sur un petit hors-bord, à prendre des photos de crocodiles et de tout ce que le coin compte d’oiseaux… Plein les mirettes ! Et le plaisir d’utiliser souvent un appareil photo de pro en prime.

On aura même le spectacle incroyable d’un croco déplaçant son goûter, un congénère à moitié dévoré…Malheureusement, ma batterie d’appareil photo déjà bien éprouvée a rendu l’âme trop vite pour vous en faire profiter !


Darwin : La crise du logement !

Darwin : La crise du logement ! dans Australie p1020811

Le Top End, le climat tropical, l’été en plein hiver (et en été aussi), la mer toujours chaude…

La mer, déjà, on oublie. Juillet n’est que la première des 4 saisons sèches (deux saisons humides viennent compléter le calendrier local), et les jellyfish (méduses) et crocodiles sont toujours là.

Mais on en rêve tous quand même, et c’est bien là le problème…

Prenez des cargaisons de backpackers. Éparpillez-les dans toute l’Australie pendant l’été, remplissez leurs porte-monnaie, et laissez-les partir à l’automne.

Pataphysiquement, vous les retrouverez tous là où quelques nuages effilochés sont l’expression même du mauvais temps.

Darwin en juillet, c’est la côte d’azur toute entière concentrée en quelques kilomètres carrés…

Bars bruyants, lagon et piscine bondés, plus de mots français et allemands prononcés que de bonnes blagues en anglais, ça passe. Ça a même des avantages quand il s’agit de covoiturage.

Mais question logement…

darwin10 dans Cartes Postales

 

Au premier backpacker’s, vous tordrez le nez : trop bruyant avec son bar au rez-de-chaussé. Vous frapperez à la porte du deuxième : complet. Le troisième affiche « no vacancies », le troisième est deux fois plus cher. Le temps passe, et le sac est lourd : vous reviendrez au premier, avec son bar bruyant. Vous passerez une nuit très musicale dans un placard à la chaleur étouffante ; le lendemain, vous irez voir si le quatrième, par une chance extra-ordinaire, n’aurait pas un lit de libre… avant de trouver enfin un backpackers correct, pour une nuit ou deux, suivant les disponibilités !

Et ça, c’est en juillet. En août, avec l’effet attractif de la Darwin Cup, il semble qu’une partie des voyageurs finissent par étaler leurs sacs de couchage sur la plage…

 

Mis à part ces menus désagréments, la ville est agréable.

Un centre-ville petit mais vivant, un musée, des marchés, des jardins en bords de mer, une piscine à vague et un toboggan géant, des galeries d’art… bref : pour une petite ville (100 000 hab) loin de tout, c’est honorable. La faune est très hétéroclite, passant des chauves-souris « roussettes » aux aborigènes visages peint de blanc et des petits martins-pêcheurs aux européens braillards.

Mais ne vous faites pas d’illusion : Darwin EST une petite ville loin de tout.

Les super-marchés y sont hors de prix et les agences de location de voiture aussi nombreuses que les magasins de souvenirs.

Les locaux ? Ils viennent de Melbourne, de Sydney ou d’ailleurs : pour le soleil. Mais on dit qu’à rester trop longtemps sous ce soleil, les gens finissent par perdre la boule, alors on y vit deux, trois ans et on retourne dans le sud…

 


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