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Les parcs nationaux du Top End

Les parcs nationaux du Top End dans Australie kakadu10

Le parc national du Kakadu 

 

Le parc national Kakadu, ça se fait soit en bus-4×4 touristique, en 1, 2, ou 3 jours, avec chef d’orchestre pour harmoniser le clic des appareils photos, soit en 4×4 tout court.

Moi, je fais pas comme tous le monde, je suis partie en berline ! Les auberges de la villes regorgent souvent de petites annonces de colocation de voiture, mais c’est sur « le bon coin » local que j’ai trouvé mes trois allemands et leur voiture.

Robert, Véronica, Janine et moi sommes partis un vendredi midi, après quelques courses comprenant entre autres des oignons et du lait en poudre.

On ne s’arrêtera dans les wetlands qu’un court moment : par définition, ne sont pas endroits très adaptés pour la randonnée… Du ponton de Mamukala, on voit quelques oiseaux, des nénuphares : joli. On grimpe à un petit look-out, on paye les droits d’entrée du parc à Bowali. (ne croyez pas qu’il s’agit d’un village : juste un centre d’information avec un camping ! ) img_1810 dans Cartes Postales

Pour le premier soir, on s’enfonce loin dans le parc : jusqu’à la frontière avec la terre d’arhem, terre des aborigènes. Et on découvre le coucher de soleil à Ubirr.

ubirr10

Il y a beau avoir des hordes de touristes, le moment reste magique ! Même les rocky wallabies sont d’accord.

Après une nuit dans un camping -où je m’aperçoit que ma tente fraîchement achetée ne fait qu’1m80 dans sa plus grande longueur -, la lumière est meilleure pour admirer les peintures rupestres : un ranger balade gracieusement nos pieds et nos regards là où il le faut.

croco10 Le Top End, c’est le pays des crocodiles. Ils se déclinent à toutes les sauces : du mini-parc aquatique à la terrine, en passant par les croisières et les histoires de touristes croqués au petit déjeuner.On s’arrête donc là où une route secondaire croise l’East Alligator River, et les appareils photos crépitent.
Ne pas confondre les salties (crocodiles d’estuaire) et les freshies (crocodiles de rivière). les deux se baladent allègrement d’eau douce en eau salée, mais les freshies semblent plus regardant quand à la qualité de leur alimentation : ils ne croquent pas (ou pas si souvent que les autres) de touristes.
Les freshies sont plus petits que les salties, et n’ont définitivement pas la même allure.

Un chemin longe la rivière, serpente entre deux billabongs puis rejoints un coin plus sec, plus rocheux. On grimpe un peu, on explore : quelques peintures rupestres témoignent qu’on n’est pas les premiers à passer là ! La boucle nous ramène à la rivière… qui a changée de direction, la faute à la lointaine marée.Les crocodiles nagent dans le courant, parfois très près de la plateforme, les pattes écartées et les mâchoires grandes ouvertes pour cueillir les barramundis !

 

Le lendemain, cap sur Nourlangie.
Appelé Bunrrunggui [Bourongoïe] -partie basse- et Anbangbang -partie haute- par les aborigènes Warramal -clan aujourd’hui disparut-, Nourlangie est un site réputé pour ses peintures rupestres.
Serpent arc-en-ciel dévorant le village d’un enfant trop bruyant, manière de préparer les Yam, délinquants transformés en gimgembre sauvage… D’une peinture à l’autre, nous suivons les pas d’un ranger passionnant !
Nous découvrons Anbangbang shelter, un abris rocheux où certain outils découverts sont datés d’environ 50 000 ans… et dont les aborigènes d’aujourd’hui peuvent encore expliquer l’usage -même obsolète- et le mode de fabrication !

 

 

Les jours suivants seront plus humides : petit déjeuné magique sur un ponton à Yellow Water ou ballade autours d’un billabong, lunch au milieu d’une rivière à crocodile -à sec-, il est temps de passer au Liechfield.

Pour notre départ, journée safari surprise : nous croiserons sur la route un sanglier, des ânes et des chevaux, un serpent, des termitières, une belle araignée, un petit kangourou… au-quels il faut ajouter les oiseauxdu matin (balck cacatoes, jesus birds et aigrettes dans les trous d’eau…) !

Le Parc national du Liechfield

img_2010

 

 Le  Liechfield, c’est le terrain de jeux des Darwiniens.

Cascades, terrasses rocheuses ensoleillées ou trous d’eau ombragées, il y en a pour tous les goûts ! Contrairement au Kakadu, le Liechfield n’abrite aucun crocodile. (plus précisément, les bestioles autochtones sont déplacées par les rangers.)

C’est beau : la végétation est plus luxuriante qu’au Kakadu, les arc-en-ciel sont partout sous les cascades. Mais c’est surtout.. rafraîchissant !

Mention spéciale pour les camping de Walker creek… Des emplacements égrenés de loin en loin le long du creek, (sans sanitaires, mais la rivière est là pour un brin de toilette bien nécessaire) avec foyer pour les feux de camp et table, piscine naturelle privative -avec cascade, tobogan et jaccuzzi! -, et… la tranquillité. Le seul « camping » ou on sera resté deux nuits ! p1030210

Coté cuisine ?
Les oignons sont de tous les plats (sans parvenir à finir le filet malgré tous), et le lait en poudre est l’ingrédient miracle qui sauve tout, depuis le riz sauce citron au couscous en purée ! Et les oiseaux du Top End sont de fin gourmets : pour atteindre une pomme, rien ne les arrête, ni sac en tissus, ni bol en caoutchouc !

Corroborre billabong.

 

L’aventure se terminait : Robert, Janine, Véronica et moi étions prêts à rendre les clefs de la voiture, mais.. jour férié oblige, l’agence était fermé. Sur le même parking, se cognant le nez à la même porte, un présentateur/photographe animalier allemand qui devait, lui, prendre une voiture.

Discussion, explication : mes 3 camarades s’envolent chacun à un bout de l’Australie le lendemain où à peine plus tard, Andréas -le photographe- part pour quelques jours de photos sur la Mary river et ses billabongs. Et il me propose, tout naturellement, de venir avec lui.

5 jours sur un petit hors-bord, à prendre des photos de crocodiles et de tout ce que le coin compte d’oiseaux… Plein les mirettes ! Et le plaisir d’utiliser souvent un appareil photo de pro en prime.

On aura même le spectacle incroyable d’un croco déplaçant son goûter, un congénère à moitié dévoré…Malheureusement, ma batterie d’appareil photo déjà bien éprouvée a rendu l’âme trop vite pour vous en faire profiter !


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